Category Archives: Non classifié(e)

Des agents de sensibilisation communautaire dans l’est de Montréal pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Montréal, le 20 juillet 2020 – L’Anonyme et Le Chez-Nous de Mercier-Est sont heureux d’annoncer la mise sur pied d’une équipe d’agent·es de sensibilisation pour faire la promotion des mesures de distanciation physique et du vivre ensemble. L’équipe de L’Anonyme sera présente dans les parcs des arrondissements Mercier—Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont—La Petite-Patrie tandis que Le Chez-Nous de Mercier-Est concentrera ses actions dans le secteur de Mercier-Est grâce à la participation financière du Ministère des Transports et des deux arrondissements nommés précédemment et au soutien du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal. Sept intervenant·es iront à la rencontre des résident·es de ces secteurs en vélo ou à pied pour contribuer à la promotion des efforts déployés par la santé publique en regard de la COVID-19. Ce projet permettra également d’observer et de documenter les dynamiques sociales ainsi que les enjeux émergents liés à la pandémie dans ces quartiers.

« Les parcs seront beaucoup plus occupés qu’à l’habitude cet été, selon Sophie Gagnon, coordonnatrice du programme en sécurité urbaine Tandem à L’Anonyme. Nous voulons aller à la rencontre des gens pour nous assurer que tout le monde se sent en sécurité et favoriser la cohabitation entre les personnes qui s’y réuniront. »

Six membres de l’équipe du programme en sécurité urbaine Tandem de L’Anonyme interviendront auprès des citoyens de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (4) et Rosemont-La-Petite Patrie (2). En plus de faire la promotion des mesures pour freiner la propagation de la COVID-19 et d’intervenir pour éviter les conflits entre les citoyen·nes, les intervenant·es feront de la prévention lors des périodes de chaleur accablante. Un intervenant·e du Chez-Nous de Mercier-Est sera dédié exclusivement à l’intervention auprès des personnes aînées vulnérables du quartier Mercier-Est. Le Chez-Nous de Mercier-Est a développé une expertise dans l’intervention de proximité auprès de cette population qui leur permettra de faire la promotion des actions de prévention concernant la pandémie, la chaleur accablante, le Programme Pair ou encore les autres enjeux pouvant toucher les aînés.

« Depuis le début de cette période difficile, notre organisme accompagne et soutient les aînés du quartier, déclare Melda Saeedi, directrice générale du Chez-Nous de Mercier-Est. Ce projet nous permet d’agir et d’intervenir là où ils seront présents. »

Les agents de sensibilisation travailleront en complémentarité avec les autres intervenant·es du réseau communautaire afin d’assurer une cohésion des actions et pour faciliter les références vers les ressources communautaires et du réseau de la santé et des services sociaux.

À propos de L’Anonyme :
L’Anonyme vise à promouvoir des comportements sécuritaires et des relations égalitaires ainsi que prévenir la transmission des infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS) par une approche humaniste de proximité. À travers nos trois axes d’intervention — la sécurité des biens, des personnes et des collectivités —, son programme en sécurité urbaine Tandem vise à sensibiliser, accompagner et outiller les citoyen·nes afin de leur permettre de s’approprier les lieux publics et d’habiter un milieu de vie sécuritaire.

À propos du Chez-Nous de Mercier-Est :
Le Chez-Nous est un centre communautaire vivant et dynamique à l’image des aînés. Il y règne un esprit familial d’entraide et de soutien, notamment auprès des aînés en légère perte d’autonomie. Vous y découvrirez des personnes impliquées et heureuses de contribuer au succès de leur centre.

Contact :
L’Anonyme
Guillaume Faucher – coordonnateur aux communications
[email protected] – (514) 808-4615

 

Le Chez-Nous de Mercier-Est
Korentin Simon – chargé des communications
[email protected] – (514) 354-5131 P.34

Réouverture du SIS mobile

Le 8 juin 2020 – C’est avec plaisir que L’Anonyme et le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) annoncent la reprise du service d’injection supervisée (SIS) mobile dès lundi le 8 juin 2020. Alors que la crise des surdoses continue de sévir au Canada, l’éclosion de la pandémie de COVID-19 a eu plusieurs impacts chez les personnes qui consomment des substances psychoactives dont la fermeture du notre unité mobile le 19 mars dernier. Nos équipes ont déployé un maximum d’effort au cours des dernières semaines pour trouver des solutions afin de permettre la réouverture de cet espace de consommation unique et indispensable.

Dans le but de s’adapter aux nouvelles réalités liées à la COVID-19, le SIS sera désormais sur la route 7 jours sur 7 de 17 h 30 à 23 h 15 afin de circuler à proximité des sites d’hébergement temporaires et des lieux où sont concentrés les besoins. L’itinéraire suivant sera en évaluation au cours des prochaines semaines et vise à favoriser la complémentarité de nos actions avec les ressources locales et les SIS de Dopamine, Spectre de rue et Cactus :

  • Hochelaga : 17 h 30 à 19 h
  • Centre-Sud : 19 h 15 à 20 h 45
  • Ouest du CV : 21 h 45 à 23 h 15

De nombreuses mesures ont été mises en place en collaboration avec la santé publique afin de s’assurer que l’accès à notre unité mobile soit sécuritaire à la fois pour les usagers et le personnel. Comme nous serons en période d’implantation et d’ajustement au cours des prochaines semaines, n’hésitez pas à communiquer avec nous si vous souhaitez nous informer des besoins spécifiques des personnes que nous accompagnons afin que nous soyons au bon endroit, au bon moment, pour y répondre.

Vous pouvez rejoindre l’équipe du SIS au 1-844-381-2455.

Covid-19

MAJ – 15 juin 2020 – Depuis le 13 mars, nous subissons tous les contrecoups de la pandémie de COVID-19 et des mesures de confinement qui l’accompagne. Pour faire face à cette nouvelle réalité et pour répondre aux besoins d’aide alimentaire qui ont augmenté, L’Anonyme n’a eu d’autres choix que de revoir son offre de services pour s’adapter à la crise.

« C’est certain que la fermeture temporaire de certains de nos services nous attriste, souligne Sylvie Boivin, directrice générale de L’Anonyme. Par contre, je suis fier de la polyvalence et de la créativité de notre équipe qui s’est mise rapidement au service de la communauté à travers de nouvelles initiatives. »

L’autobus se transforme en cantine mobile

Grâce à l’appui financier de la Ville de Montréal, nous transformons notre autobus en cantine mobile entre 15h30 et 22h pour venir compléter l’offre alimentaire des ressources en sécurité alimentaire déjà présentes sur le territoire de l’est de Montréal et soutenir l’organisme Dans la rue dans son travail. Pour en profiter, il suffit de venir nous voir aux arrêts suivants selon l’horaire indiqué plus haut.

N’hésitez pas à contacter notre équipe si vous avez des questions ou si vous nous cherchez (1 855-236-6700).

L’équipe de L’Anonyme offre aussi du soutien psychosocial et un service de référencement aux personnes qui se présentent au point de distribution alimentaire situé au Square Dézéry dans le secteur Hochelaga-Maisonneuve. Nous sommes présents de 8h à 16h tous les jours de la semaine.

Quelques arrêts de service temporaires

Puisque les jeunes que nous accueillons généralement dans l’autobus sont présentement confinés et qu’il s’agit d’un espace où il est difficile de maintenir une distanciation sociale, nous avons dû suspendre nos activités de sensibilisation, de soutien psychosocial et d’éducation à la sexualité qui s’y tenaient en soirée.

Finalement, nos ateliers d’éducation à la sexualité et de sécurité urbaine que nous organisions dans les milieux scolaires, communautaires et institutionnels sont aussi à l’arrêt en raison des mesures de confinement. Nous commençons à développer notre offre pour pouvoir donner ses contenus aux jeunes à distance.

Comment éviter la grossophobie avec la bienveillance sur les réseaux sociaux?

6 mai 2020 – Depuis le début de la pandémie, une quantité phénoménale de « blagues » imageant la prise de poids pendant le confinement se publient sur les réseaux sociaux. En cette Journée internationale sans diète, réfléchissons aux impacts que ce type d’images peut avoir, particulièrement dans le contexte actuel.

Associer le confinement à la prise de poids ou à l’obésité, c’est d’associer l’inactivité ou la paresse aux personnes obèses. Cette association, ancrée dans l’imaginaire collectif, est un préjugé qui conduit généralement à de la stigmatisation. Il provient des films, des publicités, des attitudes tolérées dans l’espace public et les médias. La personne grosse est souvent représentée comme une personne qui n’a aucun contrôle sur elle-même et son alimentation, assise sur son divan en se goinfrant de fast food. Alors que ça ne représente aucunement la réalité.

À l’inverse, la minceur n’est pas nécessairement synonyme de santé. Certain·es perdent du poids à la suite d’une dépression, d’une maladie, d’une séparation, d’un deuil ou encore d’un trouble alimentaire. Il serait donc préférable de ne jamais commenter les fluctuations de poids, car on n’en connait jamais vraiment la cause. Qui plus est, le fait de constamment glorifier la perte de poids sous-entend qu’une personne a de la valeur seulement si elle rapetisse son corps, ce qui perpétue la grossophobie. Il est également important de se rappeler qu’il est tout à fait normal que notre corps change au courant de la vie et que la santé ne s’interprète pas que par le poids, mais aussi par le bien-être mental et le plaisir. D’autre part, la santé d’une personne ne devrait pas être un critère pour mériter respect et dignité. Le fait de publier des « blagues » concernant la prise de poids sur les réseaux sociaux contribue au stigma et peut être très blessant pour notre entourage. Ce moment de crise mondiale est alors parfait pour entamer une réflexion sur notre propre grossophobie internalisée et pour se questionner à savoir d’où vient cette peur viscérale d’être gros·ses? Pourrions-nous être plus bienveillant·es envers l’apparence de notre corps et celle des autres?

À travers les ateliers sur le sexisme en ligne de notre projet « Se connecter à l’égalité », nous sensibilisons les jeunes à filtrer les informations partagées sur les réseaux sociaux, afin de diminuer les manifestations de discrimination. Un des outils pour y arriver est d’utiliser la technique des trois passoires : la vérité, la bonté et l’utilité. C’est-à-dire, est-ce que ce que je partage est vrai et fiable ? Est-ce que cela apporte quelque chose de positif ? Est-ce que c’est pertinent ? Ce sont toutes des questions importantes à se poser avant de publier quoi que ce soit sur les réseaux sociaux. À l’inverse, nous vous invitons également à filtrer le contenu qui ne vous apporte pas de positif ou qui encourage la discrimination ou la stigmatisation.

Voici quelques suggestions de contenu intéressant, afin de pousser la réflexion un peu plus loin :

Vidéo créée par Rad* sur la culture pop et la grossophobie.
– Le podcast et le blogue : www.dixoctobre.com
– Comptes Instagram :
@lespiedsdanslesplats
@mtlfatbabesquad
@loounie
@nutrition.positive

Dispute équitable ou violence entre partenaires ?

Avec le confinement, on entend beaucoup parler de situations à risque pour les victimes de violence conjugale. On a souvent une image très extrême de ce que pourrait être une situation de violence au sein d’une relation, ce qui a pour conséquence que plusieurs personnes ne savent pas qu’elles sont victimes ou à l’inverse, qu’elles perpétuent de la violence. Depuis trois ans, L’Anonyme offre les ateliers du projet « Satellite » aux jeunes de 12 et 25 ans, concernant les relations amoureuses égalitaires. C’est dans cet atelier qu’est expliquée la différence entre une chicane et une situation de violence dans une relation amoureuse.

En résumé, une chicane est une situation pendant laquelle les partenaires expriment leurs sentiments et leurs désaccords pour connaître leurs limites. Malgré le fait qu’il puisse y avoir des manifestations de colère, les partenaires sentent qu’ils/elles peuvent s’exprimer librement, sans craindre une réaction violente de la part de l’autre ou avoir peur pour leur intégrité physique et/ou psychologique. Ce sentiment de sécurité résulte du fait que la discussion est égalitaire, empreinte d’une communication efficace et non violente.

À l’inverse, une situation de violence est inégalitaire, puisqu’un·e des partenaires prend le pouvoir sur l’autre. Cette prise de pouvoir peut s’exprimer notamment sous la forme de manipulation, de contrôle, de mensonges, d’insultes et de propos dégradants ou toutes autres formes de violence physique, psychologique, verbale, économique, sexuelle et/ou spirituelle. Les victimes vivent souvent des émotions telles que la peur, la honte ou encore, la culpabilité et vont avoir l’impression de marcher sur des œufs, ainsi que de devoir surveiller constamment leurs faits et gestes.

Il est primordial de se rappeler que nous sommes actuellement dans un contexte unique et imposé, qui amène son lot de stress, d’anxiété et d’irritabilité. Il est donc possible que le nombre de disputes augmente.

Voici quelques conseils pour qu’une chicane soit et demeure égalitaire :

  • Rester calme. Essayer de parler calmement, peu importe à quel point on ressent de la colère.
  • Ne pas accuser. Dans une situation frustrante, c’est mieux d’expliquer comment on se sent que de blâmer ou d’accuser.
  • Régler le problème. Il n’y a pas d’intérêt à commencer une dispute à moins de savoir ce qu’on souhaite en retire Il est important de nommer ses besoins et à l’inverse être capable d’admettre ses torts et de s’excuser. Cela peut faire une grande différence, plutôt que d’essayer de « gagner » ou d’avoir le dernier mot.
  • Prendre du recul. Quand la tension augmente, il peut être une bonne idée de prendre une pause. Suggérer aux partenaires d’en reparler à un autre moment. Il est important de respecter ce besoin exprimé par l’un∙e des partenaires, un peu de temps peut aider à se calmer et à donner de l’espace pour y réfléchir.

En tant que témoins de violence, vous avez le pouvoir d’agir et si vous pensez être dans une situation de violence, plusieurs ressources existent pour vous aider :

Tel-Jeunes : 1 (800) 263-2266   –  Site Web

SOS Violence conjugale : 1 (800) 363-9010   –  Site Web

Pro-GAM : (514) 270-8462   – Site web