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Le projet ACTES débute sa deuxième phase

3 Juin 2021 – Le projet ACTES – activités cliniques traite et exploitation sexuelle – qui a pour objectif de prévenir le proxénétisme auprès de jeunes contrevenants entre maintenant dans sa deuxième phase. Cette initiative est réalisée en collaboration avec l’Institut universitaire Jeunes en difficulté, l’organisme PACT de rue, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, l’école Amos et le CJE Centre-Ville. Le projet se déroule sur trois ans.

Dans la première phase du projet, qui a débuté il y a maintenant plus d’un an, six ateliers de sensibilisation ont été développés avec l’aide de personnes ayant fréquenté de près ou de loin le milieu du proxénétisme afin de répondre le plus adéquatement possible aux besoins des jeunes contrevenants en centre jeunesse. Au cours de l’année, six capsules vidéos ont aussi été réalisées pour soutenir les activités cliniques.

Dans la deuxième phase, c’est le volet d’intervention de proximité qui prendra le pas sur les ateliers. L’objectif est de permettre à des personnes détenant un savoir expérientiel d’intervenir auprès de jeunes dont ils connaissent mieux la réalité. L’Anonyme a donc procédé à l’embauche de deux pairs-aidants qui assureront des interventions personnalisées auprès de jeunes à risque ou contrevenants. Pour débuter, ils effectueront des stages dans les milieux partenaires du projet. Ces incursions leur permettront de développer leurs aptitudes en intervention et à mieux connaître les ressources disponibles.

Démantèlement des campements à Montréal : une pratique déshumanisante

1er juin 2021- Le 3 mai dernier, les représentants du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) sont intervenus au campement du Boisé Steinberg pour expulser les personnes qui s’y étaient rassemblées. Lors d’un point de presse tenu en marge de cette intervention, Nathalie Goulet, responsable de l’itinérance au comité exécutif déclarait : « On ne peut tolérer la présence de campements organisés sur le territoire de la ville de Montréal. » La Ville choisit donc de continuer à jouer au chat et à la souris avec les personnes en situation d’itinérance et d’investir massivement dans des interventions policières coûteuses plutôt que de mettre en place des stratégies pour réduire les risques et renforcer les facteurs de protection dans les campements. Il est étonnant de voir que quelques mois après le fiasco du démantèlement du campement Notre-Dame, la Ville maintient une politique déshumanisante, et ce, pendant la pire pandémie depuis près d’un siècle. En pleine crise du logement, il serait plus pertinent de reconnaître les besoins pour mieux y répondre et d’identifier les failles structurelles dans notre offre d’hébergement que d’imposer des solutions unilatérales aux personnes qui ne peuvent se loger.

L’engagement de la Ville d’accélérer le rythme de construction de logements sociaux est louable, tout comme son ouverture à financer des projets novateurs qui répondent aux besoins des populations les plus difficilement logeables. Toutefois, même en investissant massivement, ces projets mettront plusieurs années avant de sortir de terre. La quantité d’hébergements accessibles et adaptés aux réalités des personnes ne sera pas suffisante pour répondre à l’ampleur des besoins à court terme. Il nous apparait donc illégitime de démanteler ces milieux de vie temporaires tant que nous n’aurons rien d’autre à offrir que des places en refuge.

Ces démantèlements répétés ont des impacts sur les personnes y résidant. En plus des effets collatéraux engendrés par ces déracinements successifs, elle met à risque la santé des campeur·ses qui se cachent toujours plus loin et s’isolent sans cesse davantage. Pourtant, l’emplacement du campement au Boisé Steinberg avait été déniché pour « éviter de déranger », à l’écart des milieux résidentiels et de la visibilité publique. Une adresse avait été apposée afin de faciliter le repérage en cas d’urgence, des extincteurs étaient à disposition en prévention des incendies et du matériel de prévention des surdoses était disponible sur place. En pleine crise des surdoses où une moyenne de 47 décès par mois associés à une intoxication suspectée aux drogues a été dénombrée entre mai et décembre 2020 au Québec selon l’INSPQ, contrecarrer ces formes d’organisation constitue une position irresponsable des autorités. Les démantèlements limitent aussi la capacité des organismes à venir en aide aux personnes. Ces lieux informels constituent des points de repère pour les équipes d’intervention, comme la nôtre, qui offrent un soutien pragmatique aux campeur·ses.

Depuis maintenant plus d’un an, la COVID-19 nous force à revoir nos priorités individuelles et collectives. Elle a contribué à exacerber les inégalités socioéconomiques et sanitaires. Il est évident que la présence des campements crée un malaise chez plusieurs. Ils nous confrontent à notre propre inaction en matière de lutte à la pauvreté et aux écarts de richesse dans nos sociétés modernes. Toutefois, essayer de cacher le problème ne le règlera pas et ne fera que le déplacer. Il s’agit d’une solution facile et insatisfaisante à un enjeu complexe qui nécessite une approche novatrice et adaptée. En attendant que des solutions pérennes soient mises en place, tolérer les campements en milieu urbain nous apparait comme un moindre mal qui assurerait le respect de la dignité des personnes qui choisissent de s’y établir.

Sylvie Boivin, Directrice générale de L’Anonyme

Julien Montreuil, Directeur adjoint de L’Anonyme

Hydro-Québec prolonge son partenariat avec L’Anonyme

Le 31 mai 2021 – Pour une troisième année consécutive, Hydro-Québec a choisi de soutenir financièrement L’Anonyme en lui remettant un don de 15 000 $. C’est un privilège de pouvoir de nouveau compter sur leur appui.

« Année après année, Hydro-Québec offre un appui financier important à L’Anonyme, a souligné la directrice générale de L’Anonyme Sylvie Boivin. Nous espérons que la relation de confiance et le partenariat solide que nous avons établi se poursuivront encore de nombreuses années. »

En 2019, l’autobus de L’Anonyme était sur la route six nuits par semaine et l’organisme cherchait une façon de financer l’ouverture de son unité mobile une septième nuit. Grâce à l’appui d’Hydro-Québec, ce projet est devenu réalité.

Selon Marie-Claude Durand – Cheffe – Affaires régionales et relations avec les collectivités chez Hydro-Québec :« Le partenariat qui unit Hydro-Québec et L’Anonyme témoigne de nos valeurs communes d’engagement et de responsabilité sociale. Nous sommes heureux de renouveler notre soutien à un organisme qui joue un rôle crucial dans le développement d’une société plus égalitaire, particulièrement dans les temps que nous connaissons en ce moment. »

Encore cette année, Hydro Québec demeure un des principaux partenaires corporatifs de notre organisme et offre un soutien financier important aux activités de l’autobus. En cette année hors de l’ordinaire, le don d’Hydro-Québec est encore plus primordial que par les années passées. En notre nom et en celui de toute la communauté qui fréquente notre unité mobile, nous souhaitons les remercier pour leur contribution.

Lancement des webinaires du projet Extra

Le 4 mars 2021 – Dans le cadre du projet Extra qui vise à augmenter les connaissances des jeunes âgé·es de 9 à 25 ans vivant avec un trouble du spectre de l’autisme ou un trouble envahissant du développement par rapport à l’intimité, aux violences sexuelles des personnes et au développement de relations intimes et sexuelles égalitaires, L’Anonyme est fier de lancer un nouveau webinaire. Celui-ci s’adresse aux parents ou proches aidant∙es de personnes neurodivergentes de tout âge. L’objectif de cette rencontre est d’outiller les participant∙es afin qu’elles et ils se sentent plus à l’aise d’aborder la sexualité auprès de leurs proches neurodivergent∙es.

Le webinaire du projet Extra est d’une durée d’environ 90 minutes et est animé par une sexologue de manière virtuelle. On y aborde les sujets suivants:

  • Comment aborder la sexualité (globalité de la sexualité, biais cognitifs, les bonnes approches et structures et bien réagir à un comportement sexuel) ?
  • Les spécificités des personnes neurodivergentes (leurs besoins et leurs droits en ce qui a trait à l’éducation à la sexualité) ;
  • Présentation des outils et leur utilisation possible ;
  • Ressources disponibles.

Vous désirez participer? Écrivez-nous pour obtenir plus de détails.

La Caisse Desjardins du Centre-est de Montréal offre 50 000$ à L’Anonyme

Le 4 mars 2021 – C’est avec grand plaisir que nous vous annonçons que la Caisse Desjardins du Centre-est de Montréal a décidé de renouveler son partenariat avec L’Anonyme et de faire un don de 50 000$. Rappelons que la Caisse s’est déjà engagée à verser 6000$ à notre organisme lors de notre campagne de dons annuels 2020 à travers l’initiative « Desjardins double votre don » qui s’échelonnait du 1er et le 15 décembre 2020. Ils ont toutefois décidé de bonifier ce montant pour augmenter leur contribution à 50 000$ pour une deuxième année consécutive.

« Au nom de la Caisse, je suis très heureux et fier d’appuyer de nouveau L’Anonyme. Cet organisme permet de faire une réelle différence auprès des populations dans le besoin et par le fait même est un acteur indispensable dans notre communauté. », a indiqué Michel Gamelin, directeur général de la Caisse Desjardins du Centre-est de Montréal.

Grâce à ce don majeur, la Caisse demeure le principal partenaire corporatif de L’Anonyme pour une deuxième année consécutive.

« Cet appui nous permettra d’assurer notre présence dans les quartiers Saint-Michel, Mercier-Ouest, Rosemont et Saint-Léonard, a déclaré Sylvie Boivin, directrice générale de L’Anonyme. Nous tenons à remercier la Caisse pour leur engagement envers notre organisme. »

Depuis le début de la pandémie, notre équipe travaille sans relâche pour offrir de l’aide et une écoute aux différentes populations que nous accompagnons sur le territoire de la Caisse.