L’itinérance
Une personne itinérante, c’est «une personne qui n’a pas d’adresse fixe, qui n’a pas l’assurance d’un logement stable, sécuritaire et salubre pour les jours à venir, au revenu très faible, avec une accessibilité souvent discriminatoire à son égard de la part des services publics, pouvant vivre des problèmes occasionnant une désorganisation sociale, notamment de santé mentale, d’alcoolisme et/ou de toxicomanie et/ou de jeux compulsifs, ou dépourvue de groupe d’appartenance stable».
Source : Fournier, Santé Québec - 1998
«Pour le jeune qui ne trouve ni dans sa famille, ni à l’école, ni au Centre jeunesse, de milieu où s’épanouir, il se peut que la rue devienne un lieu de socialisation par la marge… Plusieurs d’entre eux ont été victimes de négligence, de violence ou d’agressions dans leur famille. Ils fuient parfois une réalité plus dure que celle de la rue.»
Michel Parazelli, professeur à l’École de travail social de l’UQAM et auteur de La rue attractive
L’itinérance est un mal social que l’on retrouve dans les pays où l’engagement social des gouvernements est insuffisant, ce qui est le cas au Québec et même au Canada en général. Dans les dernières années les coupures budgétaires ont affecté nombre de programmes sociaux, que ce soit au niveau fédéral ou provincial, affectant ainsi le fonctionnement des organismes communautaires qui se voient contraints de restreindre leurs activités et parfois même de fermer leur porte. Les impacts de ces décisions affecteront donc directement les personnes en grande précarité. Il faut également souligner les conséquences du démantèlement, il y a quelques années, des services hospitaliers dans le domaine de la santé mentale, qui a littéralement jeté à la rue plusieurs milliers de personnes incapables de gérer seules leurs médications et donc de réintégrer une vie fonctionnelle dans la société.La vie des itinérants est loin d’être facile! « Dans la rue, la violence et le stress sont des éléments du quotidien qui affectent directement leur stabilité et leur bien-être psychologique. Leur vie étant marquée par la précarité et l’extrême pauvreté, chaque journée est une lutte pour manger, pour se laver et pour dormir. Dans ce contexte, l’avenir, qu’il soit loin ou rapproché, a désormais une importance relative».
Source : Vanasse et Tadros – 2002
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Photo Philippe Desrochers - Constat d’injustice
Pour les itinérants la notion d’espace privé versus l’espace public n’a pas la même signification que pour les autres citoyens qui ont accès à un logement où vivre, dormir, manger, s’habiller, se laver, se livrer à toutes sortes d’activités à caractère très privé. En conséquence, ces pratiques-là, exercées dans l’espace public peuvent avoir un caractère dérangeant ou offensant même, pour un certain nombre de résidents augmentant ainsi les causes de confrontation entre les itinérants et les citoyens moyens, provoquant trop souvent l’intervention des forces policières. Lien avec la recherche de Christian Levac : La rue, un chemin tracé d’avance ?
http://www.refugedesjeunes.org/
Recherche anthropologique sur le parcours de 21 jeunes hommes de la rue, co-auteure France Labelle, édité par le Refuge des Jeunes. Ce travail a été réalisé en collaboration avec l’Anonyme.
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Quelques statistiques provenant d’études permettant de dresser un tableau de la situation des «jeunes de la rue» :
À Montréal entre 4000 et 9500 jeunes sont sans domicile fixe.
- 60% ont été expulsés de leur foyer
- 70% des garçons et 30%des filles ont été abusés sexuellement
- 65% ont déjà eu des idées suicidaires
- Les jeunes de la rue ont une mortalité estimée à plus de 12 fois plus que celle des autres québécois de leur âge
- Entre 60 et 70% des jeunes fréquentant les organismes de services proviennent des autres villes et régions du Québec
- De la clientèle des jeunes sans domicile fixe, 60% consomment des drogues plus de deux fois par semaine (cocaïne, héroïne, mescaline, marijuana, crack…)
- 14% sont préoccupés par leur consommation d’alcool et 41% s’inquiètent de leur consommation de drogue
- 24,5% disent avoir fait de la prostitution
- Entre 3 000 et 4 000 jeunes de moins de trente ans se retrouvent dans le réseau d’hébergement
- 6 000 jeunes sans abri ont recours aux soupes populaires et aux centres de jour
Sources : Gauthier, M. et coll. (1997). Pourquoi partir? La migration des jeunes d’hier à aujourd’hui. Sainte Foy, Les presses de l’Université Laval.-Parazelli, M. (2000). Le sens des pratiques urbaines des jeunes de la rue à Montréal. Montréal : Collectif de recherche sur l’itinérance.- Santé et sécurité dans les grandes villes : des pistes de réflexion pour une vision intégrée. (9 mai 2002). Présentation du CLSC des Faubourgs. -Falardeau, M. Le sens de la surconsommation de drogues illicites chez les jeunes de la rue. Présentation Powerpoint - Bellot, C. Les besoins en logement des jeunes en situation de rue. Céline Bellot, Collectif de recherche sur l’itinérance (CRI).
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Les dépendances : l’alcoolisme, la toxicomanie
Les dépendances se caractérisent par un comportement qu'une personne ne peut interrompre sans en souffrir. Quelles qu’elles soient, les dépendances pathologiques peuvent avoir un impact important et fâcheux sur la santé physique, la santé psychologique, le travail, les relations intimes et sociales.
Source : TREMBLAY, Marie-Christine : L’alcoolisme
http://www.servicevie.com/02Sante/Cle_des_maux/A/maux101.html |
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La toxicomanie : une problématique individuelle et sociale
La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d'une façon habituelle ou périodique, un ou plusieurs produits psychotropes (drogues) susceptibles d'engendrer une accoutumance ou un état de dépendance physique et/ou psychique.
Pour certains, la toxicomanie constitue une stratégie d'adaptation qui permet à une personne d'anesthésier, en recourrant aux drogues psychotropes, des sentiments d'impuissance, d'échec, d'incompétence, c'est-à-dire un état dépressif qui alimente un désespoir, un mal de vivre ancré parfois au plus profond d'eux-mêmes depuis la petite enfance.
Pour d'autres, la toxicomanie s'inscrit dans un mode de vie hédoniste, égocentrique et antisocial adopté préalablement à leur initiation aux drogues, la recherche du plaisir étant le fondement ou le but de la vie, au prix d'un minimum d'effort.
Toutefois, «il serait simpliste de vouloir aborder la toxicomanie exclusivement dans sa dimension individuelle, car la toxicomanie s'inscrit dans un contexte de malaise social, de crise des valeurs, d'inégalité des chances et d'individualisme. Il serait tout aussi simpliste de ne pas tenir compte du fait que la toxicomanie est étroitement associée à de nombreux autres problèmes qui affectent des individus et des groupes dans la société québécoise : détresse psychologique, dégradation de la qualité de vie, pauvreté, criminalité, montée du chômage, maladie, violence conjugale, négligence parentale, abus physiques, suicides et accidents de la route.» (*)
«La toxicomanie est une problématique multidimensionnelle parce qu'elle a des répercussions sur la santé physique et mentale des individus, sur leur vie économique et sociale et, dans certains cas, parce qu'ils sont susceptibles de faire face à la justice. Elle est aussi multidimensionnelle parce qu'elle présente plusieurs causes et plusieurs conséquences, qu'elle touche plusieurs facettes de la vie de l'individu et de son entourage et qu'elle affecte l'équilibre psychique de la personne; elle interfère sur la qualité de vie de ses relations interpersonnelles, c'est-à-dire dans ses rôles de conjoint, de parent, de frère, de soeur, de fils, de fille, d'employé, d'employeur, de citoyen, etc.» (*)
L’alcoolisme
Selon le National Council on Alcoholism and Drug Dependence et l'American Society of Addiction Medicine, l'alcoolisme est caractérisé par « la perte de contrôle sur la consommation d'alcool, une préoccupation constante pour tout ce qui touche l'alcool, un usage d'alcool immodéré malgré les conséquences néfastes de son utilisation et une distorsion de la pensée, qui porte habituellement la personne alcoolique à nier son problème ».
Les symptômes de l’alcoolisme
Les symptômes de l’alcoolisme s’apparentent à ceux de toute toxicomanie et sont les suivants :
- Besoin compulsif de boire de l'alcool
- Incapacité à limiter sa consommation
- Dépendance physique, c’est-à-dire des symptômes de manque en l'absence de consommation
- Tolérance, c’est-à-dire le besoin constant d'augmenter les doses pour atteindre l'effet recherché
- On peut aussi voir apparaître des troubles physiques et psychologiques accompagnant ces symptômes.
Les conséquences de l’alcoolisme
Les conséquences de l’alcoolisme peuvent être très graves et sont autant physiques, psychologiques que sociales.
Ainsi, sur le plan de la santé physique, l’alcoolisme peut entraîner par exemple un état de malnutrition, l’anémie, des maladies graves du foie, des troubles cardio-vasculaires, une faiblesse du système immunitaire, des troubles du système gastro-intestinal, l’infertilité, des tremblements incontrôlés, la diminution de l’ouïe et de la vue. Évidemment, pendant la grossesse, l’alcoolisme de la mère engendre souvent des malformations congénitales et des retards de développement infantile. Au plan psychologique et cognitif, outre les conséquences immédiates telles que la diminution de la capacité de jugement, la lenteur de réaction, le manque de coordination et la perte de mémoire, la consommation immodérée d’alcool a aussi des conséquences à long terme. Ainsi, l’alcoolisme entraîne à long terme des pertes de mémoire et des difficultés de concentration. Il peut également avoir pour conséquences des problèmes émotifs et l’aggravation de problèmes de santé mentale déjà existants. Au plan social, l’alcoolisme est souvent responsable de difficultés financières, de problèmes de violence familiale, de chômage, d’accidents de la route, de blessures graves, de crimes violents et de suicides. Il finit par entraîner des pertes d’emploi, des séparations et souvent pour finir, l’itinérance.
Source :TREMBLAY, Marie-Christine. L’alcoolisme
http://www.servicevie.com/02Sante/Cle_des_maux/A/maux101.html
*Source : Pierre Paquin, Recueil de textes, Intervention auprès des jeunes, p.106.
Sources : National Institute on Drug Abuse - AADAC Alberta Alcohol and Drug Abuse Commission - Comité permanent de lutteà la toxicomanie
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La prostitution
Elle peut se définir par la vente de services sexuels.
Parler de la prostitution, c’est lancer un débat sur la moralité, la sexualité, le crime organisé, la santé et la sécurité publiques, l’exploitation des femmes et des enfants et le respect des droits de la personne, pour ne nommer que ceux-là. S’affrontent alors depuis une dizaine d’années les tenants de la décriminalisation, de plus en plus nombreux, et ceux pour qui prostitution rime avec crime organisé, gangs de rue, seringues souillées et Sida, bref avec des dangers majeurs pour la population.
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Et d’un côté, Claire Thiboutot, dans son texte survolant les 15 années passées à la tête de Stella en mars 2006, encourage à poursuivre la lutte «contre la stigmatisation de nos vies et de notre travail». Elle réclame d’urgence la décriminalisation du travail du sexe «car toutes ces pressions ne font qu’aggraver la dégradation des conditions de travail des travailleurs et travailleuses du sexe».
D’un autre côté, féministes et sociologues dont Richard Poulin, assurent qu’il s’agit là de la marchandisation des femmes et des enfants donc soumise à la loi du marché. Un marché est un lieu d’échange des marchandises. Un marché répond à l’offre et à la demande.
Ainsi Malin Björk (2002) affirme que « le trafic de femmes et d’enfants est un marché qui suit les logiques commerciales classiques. Il n’est donc pas cynique d’utiliser la terminologie du marché à propos du trafic ». De son côté, Phil Williams (1997:147) affirme que «les marchés du commerce sexuel des femmes et des enfants sont semblables dans leur essence à tout autre marché illicite comme celui des drogues, du matériel nucléaire, des armes, de la faune et de la flore, ou de l’art et des antiquités ». En fait, presque toutes les analyses portant sur la traite des femmes et des enfants présupposent que la traite des êtres humains prospère en tant que marché.
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L’Anonyme ne se positionne pas dans ce débat mais affirme son souci d’offrir des services adéquats et adaptés aux personnes exerçant la prostitution de rue, c’est-à-dire à une clientèle particulièrement fragile et démunie.
C’est qu’à Montréal, comme dans tous les grands centres urbains, la prostitution de rue est souvent associée à des problèmes de pauvreté, de toxicomanie, de violence et d’itinérance entraînant une détérioration de la qualité de vie des personnes concernées mais aussi des situations difficiles dans leur environnement. Mais au-delà du débat, il s’agit d’hommes et de femmes qui ont de grands besoins et vivent des périodes de détresse.
Dans certains quartiers résidentiels où cette pratique est importante, on assiste à des tensions sociales avec les résidents et les commerçants. La présence de condoms ou de seringues souillées et le harcèlement fréquent dont sont victimes certaines résidentes de ces quartiers, ont régulièrement envenimé la situation et contribué à l’augmentation du sentiment d’insécurité des résidents.
Putain de métier!
Selon Christopher Earls, les origines socio-économiques et familiales des prostitués n’expliquent pas tout. La prostitution commence entre 15 et 17 ans. C’est à ce moment-là que les jeunes ont leur premier contact sexuel en échange de sommes d’argent. Mais qu’est-ce qui les pousse à se prostituer? Selon Christopher Earls, professeur au Département de psychologie de l’Université de Montréal, l’âge au moment du départ de la maison semble encourager le phénomène puisqu’ils doivent alors subvenir à leurs besoins sans avoir d’autres outils.
«Les origines familiales n’expliquent pas, à elles seules, l’entrée dans le monde de la prostitution, estime le chercheur. Il existe une combinaison de facteurs, notamment la lutte pour survivre de façon autonome à un très jeune âge, les expériences sexuelles plus précoces et souvent une histoire de sévices sexuels intrafamiliale.»
C’est ce qui ressort des données recueillies auprès de 100 prostitués (autant d’hommes que de femmes) du Centre-Sud de Montréal. La recherche, effectuée en collaboration avec la professeure Hélène David, du Département de psychologie, avait pour but de préciser les différences entre l’environnement familial et les expériences sexuelles hâtives des prostitués et des non prostitués.
http://www.forum.umontreal.ca/numeros/2000_2001/forum_00_10_30/article05.html
La prostitution de rue ne représente cependant, selon les études récentes, que 5 à 20% de l’ensemble des activités de prostitution dans l’ensemble du Canada. La prostitution adulte n’est pas illégale au Canada. Or, la plupart des activités qui l’entourent le sont, rendant sa pratique quasi impossible sans enfreindre une loi criminelle. Donc les personnes qui vendent leurs services sexuels ou sont forcées de se livrer à la prostitution adulte, risquent des sanctions pour s’être livrées à une activité par ailleurs légale. Les personnes les plus à risque d’être criminalisées sont majoritairement des femmes fragilisées par diverses problématiques comme la pauvreté, l’itinérance ou la drogue. Elles se livrent par ailleurs à la forme de prostitution la plus vulnérable, la prostitution de rue. Et ce sont généralement les personnes qui vendent leurs services sexuels qui subissent davantage les effets de la criminalisation alors que les clients s’en sortent plus ou moins indemnes.
Des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer la criminalisation des clients. En février 2007, le Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des Communes du Parlement fédéral déposait son rapport sur la traite des personnes :
http://cmte.parl.gc.ca/cmte/CommitteePublication.aspx?COM=10477&Lang=2&SourceId=195929
La prostitution vue de l’intérieur selon Stella
«Ce qui importe, ici et maintenant, c'est de rendre visible, audible et crédible notre prise de parole et de nous reconnaître la capacité de choisir le sens à conférer à notre expérience des rapports sociaux, et les besoins et les stratégies de résistance qui en découlent.
Cela est d'autant plus urgent dans le présent contexte où des faits comme la pandémie du VIH/sida, l'accroissement mondial des flux migratoires, la hantise sécuritaire généralisée sous couvert de lutte au terrorisme ou de soucis exacerbés de paix et d'ordre public, le phénomène du trafic d'êtres humains, favorisent les appels souvent spectaculaires à la censure, à la répression, à la régulation étatique arbitraire et au contrôle social. De tels moments de crise provoquent immanquablement - et c'est ce que malheureusement nous constatons - une intensification du contrôle des femmes (entre autres de leur sexualité) qu'il faut policer, moraliser, normaliser».
http://www.chezstella.org/stella/?q=node/182

La prostitution juvénile
Dans certains quartiers de Montréal, on peut noter depuis quelques années l’accroissement de la prostitution juvénile parallèlement à l’expansion du phénomène des gangs de rue. Il apparaît clairement que le lien entre les deux est très évident. Chez les jeunes filles, il s’agit souvent du besoin d’être choisie, aimée, autant un problème de dépendance affective que de l’attrait pour de l’argent vite gagné. S’il s’y mêle souvent le désir de donner quelque intensité à une vie familiale triste ou difficile, il ne faut pas négliger la violence ou seulement la menace de violence qu’elles peuvent subir de la part des jeunes appartenant à des gangs de rue. Le gang de rue représente souvent un gage de sécurité tout autant que de reconnaissance pour des jeunes provenant de milieux défavorisés et souvent d’immigration récente et/ou mal intégrée et souffrant d’exclusion ou de racisme. Pour ces derniers, le proxénétisme à l’égard de toutes jeunes filles est un moyen efficace d’accéder à des sources de revenus illicites rapides et parfois considérables tout en se gagnant le respect des autres jeunes du quartier ou du territoire. *
* Pour plus d’informations, on peut se référer à l’ouvrage de Michel Dorais : «Jeunes filles sous influence – Prostitution juvénile et gangs de rue» paru chez VLB éditeur - 2006
L’Anonyme offre des services spécifiques aux prostitués, hommes, femmes, transsexuels et adolescent(e)s en particulier par le truchement du projet «l’Anonyme la nuit».
« L’Anonyme la nuit » :
Le projet « l’Anonyme la nuit » constitue l’un des volets du travail effectué dans le motorisé. Deux nuits par semaine, les intervenants rencontrent les travailleurs et les travailleuses du sexe dans les quartiers Centre-Sud, Centre-ville, St-Michel et Pointe St-Charles. Comme les ressources dont pourrait avoir besoin cette clientèle sont quasi inexistantes durant la nuit, les travailleurs et travailleuses du sexe peuvent venir se reposer à bord du motorisé, recevoir de l’information, du matériel de prévention, avoir accès à des services infirmiers et être référé(e)s aux ressources pertinentes au besoin.
L’Anonyme a participé au projet pilote «Prostitution de rue – Intervention en situation de crise» par Marie-Marthe Cousineau du CICC (Centre international de criminologie comparée) et Andrée Courchesnes du CICC en mars 2004.
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| Samedi le 1er décembre 2007, dans le cadre de la 20e Journée mondiale de lutte contre le Sida, les membres de l’équipe de l’ANONYME, auxquels se sont associés deux autres organismes communautaires, PLEIN MILIEU et DÎNERS RENCONTRES ST- LOUIS-DE-GONZAGUE, se sont installés avec le motorisé, à la place Gérald-Godin, en face du métro Mont-Royal, entre 13h 30 et 16h30. Ils ont tous ensemble distribué aux passants des rubans rouges et des condoms pour les sensibiliser à la nécessité de poursuivre la lutte contre le Sida. À nos côtés, et malgré un froid de canard, ont été présents dès 14h le député de Laurier-Ste-Marie et chef du Bloc Québécois, Monsieur Gilles Duceppe, le député de Mercier, Monsieur Daniel Turp et Madame Josée Duplessis conseillère de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. |
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Dimanche 24 février 2008, IMA, la porte-parole du Recours des sans abri, une œuvre du Cardinal Léger, a été invitée à l’émission Tout le monde en parle. C’est avec une très grande émotion qu’elle y a raconté la nuit qu’elle a passé sur le motorisé de l’Anonyme.

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