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Propulsion

 

Gumboots

 

La murale

  Martha
 

Squeegee


Hey fille! Mets tes cullotes!

Propulsion

En 1999, L’Anonyme développe Propulsion, un projet de pré-employabilité de vingt-deux semaines par personne, s’inspirant de l’approche de la réduction des méfaits. Subventionné par le Fonds de lutte contre la pauvreté, ce programme de deuxième ligne visait à offrir  aux jeunes défavorisés une expérience de travail et d’apprentissage en couture commerciale dans un cadre professionnel, situé dans les locaux de l’Institut supérieur du Design de Montréal. Pendant cette expérience, une formatrice en couture et deux professionnelles de l’intervention travaillaient les aptitudes professionnelles et personnelles nécessaires à une perspective de réinsertion sociale (pré-employabilité) et accompagnaient les jeunes dans leurs démarches visant une amélioration de leur mode de vie (stabiliser son mode de vie, réduire ou cesser la consommation de drogues, augmenter son estime de soi). Les intervenantes en outre, donnaient toute l’information nécessaire concernant la sexualité comme la prévention des ITSS. Les participants ont été aussi accompagnés dans la rédaction de leur curriculum vitae, la préparation d’une entrevue et la recherche d’un emploi. Le projet s’est achevé en 2002 faute de subventions.

 

 




Gumboots

Cette danse en bottes de caoutchouc s'est développée dans les mines d’or en Afrique du Sud pendant l’époque de l’Apartheid. Les mineurs noirs travaillaient dans l’obscurité quasi-totale et étaient enchaînés à leur poste de travail avec l’interdiction de parler. Afin de communiquer malgré tout entre eux, les travailleurs développèrent un code de frappes avec leurs bottes, de «stamping» sur l’eau et de bruits avec leurs chaînes.

En 2005, l’Anonyme a réuni quelques jeunes qui commençaient à se libérer de l’emprise de la rue dans le but de les aider à socialiser différemment. En participant à ces pratiques de Gumboots, toujours suivies d’un repas pris en commun où l’on pouvait échanger sur le plaisir de cet apprentissage, les jeunes découvraient un nouveau type de plaisir qui réhabilitait leur corps, mais leur corps en santé.

Les cours ont eu lieu tout l’hiver 2005/2006, puis même durant les vacances d’été de leur professeur. En effet, les jeunes ont alors décidé de continuer, malgré son absence et la fermeture de la salle de répétition pour les vacances, à se réunir dans un parc et à travailler de par eux-mêmes pour ne pas perdre leur rythme. Les rencontres et les spectacles se sont poursuivis en automne 2006. Depuis le début et jusqu’à aujourd’hui, les jeunes ont donné de nombreux de spectacles devant public dont deux au Monument national de Montréal en automne 2006 et la demande a grandi tranquillement.  Jusqu’à maintenant trente-deux jeunes ont donné de leur énergie et ont fait évoluer ce projet. Nous visons ainsi à stimuler le processus d’appartenance à un groupe et à encourager les jeunes à se mobiliser dans une activité stimulante et du même coup, améliorer l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes.

 

 

 



La murale

En avril 2006, le projet d’une murale ornant le stationnement du Centre communautaire du Faubourg St-Laurent a été élaboré par deux intervenants de l’Anonyme. Ce projet est né du désir de créer une activité avec des jeunes dans un nouveau contexte et de pouvoir ainsi leur donner la parole. Ils ont eu la chance de mettre en valeur leur talent en ayant accès en toute légalité à un mur au centre-ville de Montréal. Le second objectif était de favoriser ainsi une cohabitation au sein de la diversité sociale de notre quartier.

Ils ont donc invité sept jeunes artistes graffiteurs de Pointe St-Charles à venir s’exprimer sur ce grand mur aveugle après avoir obtenu l’autorisation nécessaire du syndicat des condominiums Le Haut  Norbert puisque ce mur jouxte leur propriété. Munis de matériel professionnel en canette, de tous les outils nécessaires et sous la férule d’un mentor connu du milieu des graffiteurs, l’artiste Simon Bachand, nos artistes  âgés de 19 à 22 ans, nous ont offert leur vision de la Ville, inquiétante. Ils y ont dénoncé les bureaucrates dont les tours du centre-ville ont exclu les jeunes de cette ville où ils ne trouvent plus leur place. C’est ce que leurs visages crient sur les murs de ces bâtisses. L’autobus 57 et leur court de basket sont des clins d’œil en provenance de Pointe St-Charles.  La murale nous offre les deux mondes, celui du jour, ensoleillé, souriant, tranquille et celui de la nuit, espace sombre de toutes les transgressions. Ce très grand mur, fort visible était désiré depuis longtemps par les graffiteurs montréalais. Si les jeunes ont eu le plaisir d’exprimer leur vison et leur talent, les habitants du quartier et les nombreux passants jouissent à présent de cette page colorée au contenu si riche qui a chassé ce mur, jusqu’alors grisâtre et triste

 

 



Martha

Conjuguer exclusion sociale et expression artistique peut sembler à priori inconciliable, mais c’est le défi que se sont donnés une centaine de jeunes en difficulté au printemps 2006 à l’invitation des intervenants de l’Anonyme.

C’est donc ainsi qu’est né le projet Martha – clin d’œil à la reine de la «déco-pop» américaine – qui s’est d’ailleurs révélé un tel succès que l’Arrondissement Ville-Marie y a injecté des ressources financières pour financer le matériel artistique alors que le Musée des Beaux-Arts de Montréal, dans le cadre du projet Le Musée en partage,  a permis la présence d’un éducateur artistique à bord du motorisé.

Pour la directrice générale de l’Anonyme, Nicole McNeil, il s’agissait alors d’un projet qui redonnait enfin une voix à des jeunes de 18 à 30 ans et permettait une prise de conscience quant à un style de vie marginal qui les mène souvent à l’exclusion sociale et à l’itinérance : « L’ouverture des gens du Musée des Beaux-Arts et l’enthousiasme manifesté par ses éducateurs venus passer nombre de soirées à bord de notre motorisé ainsi que la présentation publique de ces travaux, démontrent bien la qualité artistique de l’expression de nos jeunes» soutenait Nicole McNeil lors du vernissage des œuvres le 15 mars 2006. 

Rappelons que ce projet est né de la volonté des intervenants de l’Anonyme de permettre aux jeunes qui fréquentent son motorisé d’y créer un milieu de vie plus en lien avec leurs valeurs et leurs goûts. Progressivement, le projet a glissé vers la stimulation de la créativité et permis aux jeunes de saisir l’occasion unique d’expression qui leur était offerte. « Nous sommes convaincus que cette activité a généré bien-être et stimulation chez les jeunes et que la valorisation de la liberté d’expression que ce projet accorde aux jeunes exclus montréalais leur ouvre toute grande la porte à une inclusion sociale sans déni de leurs valeurs.» indique Nicole McNeil.

Cette exposition a duré plus de deux mois aux Musée des Beaux-Arts au printemps 2006 et son succès a justifié que l’aventure soit réitérée en 2007. Cette année encore nous avons pu compter sur une participation aussi enthousiaste du public montréalais durant l’exposition qui s’est tenue au Studio du Musée du 6 juin au 8 juillet 2007. En deux ans, plus de deux cent cinquante jeunes ont ainsi bénéficié de cette expérience générée par l’Anonyme les encourageant à exprimer leurs blessures, leurs colères, leurs rêves inassouvis, par les voies de la création plutôt que de se cogner la tête contre les murs de verre d’une société dont ils se sentent exclus et incompris

 

 

 

 

 

 



Squeegee

Le Projet Squeegee veut :

  • Démystifier le travail des squeegees auprès de la population.
  • Faire reconnaître le squeegee comme un travail.
  • Cesser la surjudiciarisation de ces jeunes
  • Améliorer leur qualité de vie.

Le squeegee est apparu à Montréal au milieu des années 1990 et a suscité un engouement parmi les jeunes dits « de la rue ». Cette pratique consiste à nettoyer le pare-brise des voitures immobilisées à un feu rouge en échange d’une contribution financière volontaire. Elle permet aux jeunes de gagner de l’argent de façon convenable, sans contrevenir à leur intégrité, à leurs valeurs et à leur estime de soi, contrairement à une activité plus passive comme la quête et certainement plus acceptable socialement que la vente de drogues ou le vol.

http://www.iforum.umontreal.ca/forum/archivesforum/2001-2002/010827/270.htm

Pourtant, malgré la légitimité de travailler pour subvenir à ses besoins, le squeegee a donné lieu à une réaction sociale diversifiée allant de la sympathie à la réprobation jusqu’à la répression et en 1996 à sa criminalisation. Cette pratique est devenue illégale en vertu d’un règlement municipal et du Code de la sécurité routière.

La plupart du temps, on dresse un portrait plutôt négatif, réducteur et sensationnaliste des jeunes exerçant le squeegee, en mettant l’emphase sur leur consommation de drogues et sur leur mode de vie « décadent ». Pourtant les squeegees (et ni les jeunes de la rue !) ne forment un groupe social homogène et distinct, les raisons les poussant à exercer cette activité étant multiples.

Une étude réalisée dans les années 2000, a démontré que la place du squeegee dans la vie des jeunes varie en fonction de leurs besoins financiers, de leurs objectifs et de leur contexte de vie. Parfois c’est une pratique ponctuelle : pour un dépannage lors de difficultés financières (ex : dans l’attente d’un emploi stable); pour pallier à la faiblesse de leur revenu; pour des « extras ».  D’autre fois, cette pratique occupe une place centrale en étant l’unique source de revenu ou pour assurer une consommation de drogues relativement coûteuse. Pour eux, la pratique du squeegee structure les journées; ils y ont systématiquement recours de façon quotidienne, à raison de plusieurs heures par jour, comme s’il s’agissait d’un travail. Bref, le terme squeegee nomme une activité à laquelle des jeunes en situation de rue peuvent recourir pour gagner de l’argent.

Les adeptes du squeegee témoignent fréquemment de relations difficiles, voire tendues, avec les automobilistes et les policiers. Aussi, afin de rassurer la population, les services policiers utilisent des moyens coercitifs pour empêcher les jeunes de « travailler ».  Ainsi les jeunes, en plus de risquer constamment de recevoir des contraventions et d’être criminalisés, se sentent exposés à une désapprobation sociale et à divers préjugés que nous voulons contribuer à diminuer.

Le squeegee est un travail basé sur une contribution volontaire de la part de l’automobiliste et une des rares alternatives pour des jeunes de la rue de subvenir à leurs besoins.


Et voici le communiqué de presse qui a été envoyé aux médias :

CONTRAVENTIONS AUX SQUEEGEES : PASSEPORTS
POUR LE CRIME? L’ANONYME, DAN BIGRAS ET GANG DE RUE S’ASSOCIENT À L’ÉVÉNEMENT

Vendredi 7 septembre 2007 à 13h, au coin des rues De Lorimier et Ontario cinq squeegees encadrés par les jeunes de Gang de rue nettoieront les pare-brise des voitures avec de l’eau propre tandis que leurs jeunes accompagnateurs distribueront aux automobilistes des feuillets d’information visant à sensibiliser la population à la nécessité de décriminaliser cette activité.Cette opération choc de sensibilisation sur le travail des squeegees et sa surjudiciarisation, est lancée par le groupe Gang de Rue de Dan Bigras, l’Anonyme et le RAPSIM.L’Anonyme, organisme communautaire oeuvrant depuis 17 ans auprès de jeunes de la rue à Montréal veut sensibiliser aujourd’hui la population aux effets pervers de la surjudiciarisation des squeegees.
Gang de rue est une aventure lancée par Dan Bigras regroupant cinq jeunes animés par la volonté «de changer le monde»!!!
Le RAPSIM (le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal) est un regroupement de 73 organismes communautaires.

La pratique du squeegee est née à New York au début des années 90 et s’est développée à Montréal surtout à partir de 1995. Dès l’année suivante, sous la pression de certains automobilistes, ce métier de la rue a été criminalisé d’abord par un règlement municipal puis le code de la Sécurité routière. On oublie trop souvent que ces jeunes en situation de rue, ont des histoires familiales conflictuelles, tissées de violence, de négligence, d’abus, de carences affectives, de ruptures et d’abandons successifs. Comme nous l’explique Nicole McNeil la directrice de l’Anonyme : «De familles d’accueil en familles d’accueil ou en centres de jeunesse, ces jeunes ont multiplié les fugues et les échecs scolaires et découvert l’expérience de la drogue comme fuite d’une réalité insupportable». D’où chez ces jeunes, des  trajectoires difficiles de vulnérabilité psychologique et sociale et bien entendu le développement d’un sentiment d’exclusion sociale. Faire du squeegee leur donne l’impression de gagner leur argent de façon socialement acceptable et durement, ce qui vaut  mieux que quêter ou voler,  ou vendre de la drogue.

Comme le dit Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM : «Les contraventions très élevées, sont rarement payées et elles s’accumulent facilement atteignant souvent plusieurs milliers de dollars qui se transforment en séjours en prison dans 72% des cas». C’est alors la rencontre avec de véritables criminels qui les embauchent pour des activités illégales bien  plus graves que de laver les vitres des voitures aux coins de rue. Sans oublier que parmi ces jeunes, plusieurs finissent par «sortir» de la rue, se réhabilitent, trouvent travail et appartement et un jour, en passant leur permis de conduire ou à une quelconque occasion, ils sont repéré par la police et mis en prison. Tout le travail qui a été accompli pour les aider à revenir au sein de la société s’écroule.

Sources : Denis, Véronique (2001). La pratique du squeegee à Montréal :
expériences et perceptions des jeunes impliqués. Mémoire de maîtrise,
École de Criminologie, Université de Montréal.
Denis, Véronique (2003). Pour comprendre la pratique du squeegee à Montréal. Criminologie. vol. 36, no. 2. p. 89-104.



De très nombreux médias ont répondu à cet appel :

Radios :

  1. Julie Héroux – Info 690
  2. Josée Morissette – CHOI FM – Québec
  3. David Gentile – Radio-Canada radio et télé (passages vendredi soir 18h aux 2 chaînes radio et samedi matin aussi au moins à 10h)
  4. CBC Radio
  5. CIBL – Caroline Bourgeois (par téléphone)
  6. CJAD
  7. Barry Morgan – Info 690 en anglais (par téléphone)

Télévisions :

- Pascale Nadeau - Radio-Canada  - Journal de 18h  vendredi
(arrivé sur leur site, il faut taper dans Recherche : squeegee – gang de rue pour parvenir à nos extraits)
 http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#idMedia=0&urlMedia=/medianet/2007/cbft/TelejournalMontreal200709071800.asx

-  Andrée Ducharme – TVA (LCN)- Journal de 18h  vendredi 7 septembre
(arrivé sur leur site, il faut taper dans Recherche : squeegee – gang de rue pour parvenir à nos extraits)
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2007/09/20070907-220450.html

-  Michel Gauthier – TQS - Journal de 18h vendredi 7 septembre :
(arrivé sur leur site, il faut taper dans Recherche : squeegee – gang de rue pour parvenir à nos extraits)
http://www.tqs.ca/videos/gauthier/2007/09/les-squeegees-et-itinerants-de-montreal-15042.php

WEB :
-  Simon-Pierre Goulet – Canoé (un vidéo aussi à voir!)
http://www.canoe.com/divertissement/tele-medias/nouvelles/2007/09/07/4477776-ca.html

Journaux :

  • Jasmine Legatos – The Gazette : samedi 8 sept.-07
  • Hélène Moka – Presse Canadienne : samedi 9 sept dans le Journal de Montréal
  • Guillaume Bourgault-Côté – Le Devoir : samedi 9 sept.-07
  • Stéphanie O’Hanley – Hour : vendredi 7 septembre 07
  • Journal : 24 heures
  • L’Itinéraire


Mets tes culottes

En 2004, l’Anonyme conçoit le projet Mets tes culottes qui vise à informer les intervenants de différents organismes aussi bien à Montréal que dans l’ensemble du Québec, sur des moyens originaux leur permettant d’aborder avec leur clientèle, les comportements sexuels à risque dans le cadre de la prévention des Infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) et du VIH/Sida. Ce projet est soutenu par l’Agence de Santé publique du Canada. Le projet d’une durée de deux ans a finalement débuté en janvier 2005.

Mets tes culottes ! Une expression on ne peut plus québécoise pour signifier son affirmation, sa position, son assurance, la prise d’une place significative, un espace jugé sien.  Voilà une expression qui prend tout son sens dans ce projet qui vise à obtenir que les groupes ciblés  saisissent toute l’importance de vivre une sexualité affirmée et en santé. Pour cela, un joli sous-vêtement arborant un slogan préventif coloré est remis dans le cadre d’une stratégie de prévention du VIH.

Le sous-vêtement s’est vite avéré être un moyen original pour y apposer un slogan préventif créé pour et par les groupes ciblés ainsi qu’un déclencheur de discussion sur la sexualité et la prévention du VIH entre l’intervenant et les usagers.  Quatre slogans préventifs ont été élaborés et sélectionnés par les clientèles ciblées. Le sous-vêtement est donc remis dans un sac réutilisable avec une carte ressources. En français ces slogans sont


- Terrain glissant, casque obligatoire
- Pas de condom, pas de bonbon
En anglais :
- Condoms make me horny
- Safe sex lover


Huit organismes communautaires et unités mobiles tels que l’Accès-soir, Action Séro Zéro, Cactus Montréal, Le Marginal/La Bohème, l’Oasis unité mobile, les Pairs Aidants, Stella et le Troc se sont joints à l’Unité d’intervention mobile l’Anonyme, pour participer à ce projet. Leurs intervenants ont reçu une formation par la coordinatrice du projet à l’Anonyme.

Le projet est très bien accueilli par les travailleurs et travailleuses du sexe et favorise de nombreux échanges sur un sujet que plusieurs intervenants avaient parfois du mal à aborder de front. Il se poursuit donc.



Hey fille, mets tes culottes!

Devant le grand succès du projet « Mets tes culottes », le projet « Hey fille! Mets tes culottes! » a vu le jour en 2007 afin de rejoindre plus spécifiquement les jeunes femmes du quartier St-Michel. Motivé par les caractéristiques spécifiquement attribuables au quartier et devant la difficulté des organismes à rejoindre les filles, nous avons mis sur pied ce projet qui visait plus spécifiquement la prévention du VIH et des ITSS pour les jeunes filles et/ou jeunes mères âgées de 14 et 30 ans.

Ce projet avait pour objectif premier de concevoir un outil de prévention accrocheur et original, arborant un slogan affirmatif et encourageant l’adoption de comportements sexuels sécuritaires, à l’intention de ces jeunes. Pour l’édition 2007-2008, un joli sous-vêtement rose a été crée, arborant les slogans choisis par les jeunes : « J’ai le gros bout du bâton » et « Terrain de jeu protégé! ». L’enthousiasme des jeunes avec lequel ils ont accueilli le sous-vêtement nous a amené à recréer l’outil pour l’édition 2008-2009, arborant de nouveaux slogans, toujours choisis par les jeunes : « Excite-toi pas si tu l’as pas! » et « Mon plaisir je le protège! ».

Le projet nous a amené à concevoir 8 ateliers de prévention et d’éducation  abordant différentes thématiques entourant la sexualité (estime de soi et sexualité, dépendance affective, ITSS et négociation du condom, grossesse et contraception, violence dans les relations amoureuses, hypersexualisation, filles et gangs de rue, développement psychosexuel de l’enfant). Ces ateliers ont été donnés dans différentes écoles et organismes communautaires du quartier St-Michel.

Au cours des deux années sur lesquelles s’est échelonné le projet, nous estimons avoir su répondre aux besoins de ces jeunes femmes grâce à différentes réussites et accomplissements tels que :

*       Plus de 400 participantes ayant participé aux ateliers de prévention et d’éducation;

*       11 formations offertes aux intervenants, adaptées à la réalité des milieux d’intervention, visant à les outiller à promouvoir la santé sexuelle auprès des jeunes filles et jeunes mères;

*       3600 outils de prévention distribués;

*       8 partenaires impliqués et soucieux du bien-être de ces jeunes femmes ont participé activement à la réussite de ce projet :

§  Gap-Vie

§  Maison d’Haïti

§  Maison des jeunes par la Grande Porte

§  PACT. de rue

§  Relais des jeunes familles

§  Centre Gabrielle-Roy

§  École Rosalie-Jetté

§  École secondaire Marguerite-de Lajemmerais


Hey fille mets tes Cullotes!

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