Express
Outremont -
Octobre 2008.
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Journal(I)
Média -
Dossier Itinérance - La rue est-elle un sens unique?
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MonBoucherville.ca - La
sensibilisation est déficiente.
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Le Courrier Parlementaire
- 6 Octobre 2008
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Mémoire sur
l'itinérance
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The McGill Daily -
Entrevue Julien
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Cyberpresse - Aux
Premières Loges de l'autodestruction
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Le 18 août 2009, lors du Congrès de
l’Association médicale canadienne, Tony Clément, le
ministre fédéral de la santé, s’est attiré
les foudres des milieux médical, politique et communautaire en
renonçant aux sites d’injection supervisée malgré
l’avis favorable du comité d’experts de son propre
ministère. Le nouveau ministre de la santé du
Québec, Yves Bolduc, s’est aussitôt rangé à
son avis et a refusé d’ouvrir au Québec des sites comme
celui de Vancouver, Insite, dont les résultats depuis cinq ans
sont pourtant reconnus par le milieu médical et les organismes
communautaires du pays.
Dix jours plus tard, à Montréal, une
coalition d’organisations prônant l’approche de la
réduction des méfaits et préoccupée par la
consommation de drogues par injection, à son tour, presse le
ministre de la santé, M. Yves Bolduc d’implanter des sites
d’injection supervisée pour répondre sans tarder aux
multiples besoins de santé des usagers de drogues par injection
(UDI). Action Séro Zéro, l’ADDICQ, l’Anonyme, Cactus
Montréal, COCQ-Sida, Dopamine, GRIP Montréal, Plein
Milieu, Point de repères, le RAPSIM et Spectre de rue,
considèrent qu’il y a urgence compte tenu des données
suivantes :
- quelques 23 000 utilisateurs de drogues par
injection au Québec, dont 12 000 à Montréal sont
à risque ou sont déjà infectés par
l’Hépatite C et/ou le VIH;
- les nouveaux cas d’Hépatite C ont
doublé chez les utilisateurs de drogues injectables à
Montréal. Les nouveaux cas de VIH ont aussi augmenté. Ces
épidémies « ne sont définitivement pas sous
contrôle » selon la Direction de la santé publique
(La Presse, 6 janvier 2008);
- sans oublier les abcès, les autres
infections et les surdoses dont peuvent être victimes les UDI;
- il existe un consensus de l’Association
Médicale Canadienne, de l’ONU Sida et de l’OMS basé sur
des données probantes démontrant que de tels services de
santé sont prometteurs (diminution des surdoses, diminution des
seringues à la traîne, références rapides en
désintoxication, etc.);
- « Même d’un point de vue
économique, les sites d’injection sont rentables » selon
la Dr Suzanne Brissette (Le Devoir, 20 août 2008).
Les avantages découlant de la
présence d’un
site
d’injection supervisée touchent autant les utilisateurs de
drogues par
injection que les résidents du quartier et la population en
général.
L’expérience collective de nos organismes et les bonnes
relations que nous
entretenons avec les résidents, les commerçants et les
services de police de quartier
où nous sommes installés, démontrent que l’ensemble
de nos actions communautaires auprès des usagers de drogues par
injection ont
des impacts positifs.
De plus, selon une étude
réalisée
par l’Institut
National de Santé Publique du Québec, la population est
majoritairement
favorable à de tels centres lorsqu’on l’informe que cela permet
de diminuer le
nombre de surdoses, de seringues souillées abandonnées
dans l’environnement et
le risque de propagation du virus du Sida.
Les centres
d’injection supervisée constituent un
service de santé qui s’inscrit dans un continuum de soins
s’adressant aux
utilisateurs de drogues par injection. Il est inacceptable de faire un
enjeu
moral et politique d’un dossier qui relève de la santé
publique lorsque la vie
et la santé de citoyens sont mises en jeu. Nous exigeons que le
ministre Yves
Bolduc soutienne la mise en place d’un projet de services d’injection
supervisée tel que déjà inscrit dans le programme
national de santé publique.
La conférence de presse
du 28 août,
réunissant une
vingtaine d’organismes communautaires, de regroupements
régionaux et d’usagers
a attiré presque tous les grands médias
québécois aussi bien écrits
qu’électroniques. De nombreux députés et
conseillers d’arrondissement étaient
présents ainsi que des médecins et des
représentants de divers CSSS et de
Médecins du monde.
Un site est lancé le jour
même, une
pétition va
circuler dans Montréal et réunir plusieurs milliers de
signatures, les lettres
d’appui de nombreuses personnalités et d’organismes se
multiplient en vain. Une
lettre signée par la porte-parole de la Coalition, Nicole
McNeil, la directrice
de l’Anonyme et contresignée par tous les membres de la
Coalition est envoyée
au ministre Bolduc. Ce dernier ne revient toujours pas sur sa
décision.
Lien vers
le site
web de
la Coalition |